Août 1940, France. Une petite ville du Doubs, à la limite entre la Zone Libre et la Suisse, a vu sa vie basculer après l'arrivée d'une garnison allemande.
 
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 Jeanne Chevalier

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Jeanne Chevalier
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Age : 25
Messages : 2

MessageSujet: Jeanne Chevalier   Jeu 3 Avr - 7:36


  Carte d'identité
Nom : Chevalier
Prénom: Jeanne
Age: 24 ans
Nationalité: Française
Profession: Fermière
Langue(s) parlée(s): Français

Description physique
Jeanne est un petit brin de femme d’1m62, fine et avec peu d’atouts féminins. Oh, certes, elle n’est pas non plus filiforme, mais ce n’est certainement pas à cause de sa poitrine ou de ses hanches que des hommes vont se retourner dans la rue !
Sa frêle carrure lui pose d’ailleurs quelques soucis pour son métier, qui demande souvent la force d’un homme. C’est également à cause de celui-ci qu’elle a perdu les mains douces de son adolescence mais ça, c’est le dernier de ses soucis.
Il faut dire que la jeune femme a quelque peu délaissé sa féminité. Oh certes, pas totalement car elle prend toujours soin de coiffer convenablement sa chevelure brune et de s’endimancher un minimum pour la messe, mais il est extrêmement rare de la voir pouponnée et très joliment habillée… Bref, vous l’aurez compris, Jeanne fait partie de ces femmes qui cassent le stéréotype de la femme Française, toujours Parisienne d’ailleurs, qui est à la pointe de la mode. Certains pourraient regretter que ce petit minois ne soit pas plus mis en avant, celui-ci étant loin d’être laid à regarder : deux yeux bruns très expressifs sont surplombés de sourcils fins et bien délimités. Son petit nez légèrement concave, qui prend une joli teinte lorsqu’il fait froid, se dresse au dessus d’une bouche légèrement rosée. Ses pommettes peu saillantes rougissent très rapidement, trahissant les émotions de la jeune femme.

Traits de caractère
Jeanne a perdu une grande part de l’ insouciance de sa jeunesse depuis la guerre et la mort de son mari. Le poids des responsabilités l’ont fait grandement murir et assagir. Elle qui rechignait toujours à faire les travaux extérieurs, là voilà maintenant travailleuse et volontaire…enfin, plus ou moins. Il faut dire qu’elle a encore un mal fou à se lever tôt le matin, et il n’est pas rare de la voir pédaler à vive allure pour arriver à l’heure à la traite.
Mais au grand désespoir de ses parents, cet assagissement ne lui a pas enlevé tous ses défauts. Jeanne est en effet très têtue, maniaque, rancunière et plutôt fière (surtout lorsque l’on touche à son patriotisme). Car oui, Jeanne est très patriotique et ce qu’on appellerait aujourd’hui « vieille France ». Les mesures du Maréchal concernant la famille ne la dérange donc absolument pas. Quant aux autres… elle n’a pas vraiment d’avis et ne se sent pas assez instruite pour pouvoir critiquer ou approuver de telles mesures. Et puis Jeanne hait la politique. C’est une des raisons pour lesquelles elle ne souhaite pas avoir à faire, de près ou de loin, à la résistance ou à la collaboration. L’autre raison est plus terre à terre et elle ne l’avouera jamais : mais voilà, Jeanne est une froussarde, une grande froussarde. Elle est le genre de demoiselle à avoir peur lorsqu’elle est seule dans le noir, à ne jamais vouloir passer dans les petites ruelles mal éclairées, à se faire très rapidement des films sur tout et n’importe quoi…alors vous pensez, la résistance…. ! Mais malgré tout, c’est une femme d’honneur et elle a une sainte horreur de la délation : ceux qui se mêlent des oignons des autres en répandant de surcroît le malheur la mettent dans un état de colère noire. Il faut dire que la fermière est sensible et se laisse toucher très facilement par les émotions de ceux qui l’entourent.

Histoire
Jeanne est née un matin d’avril 1916 dans la maison familiale des Chevalier, à l’extrémité Est de Saint-Junien. Fille cadette d’une fratrie de trois enfants - composée d’Alfred, né en 1914, et de Paulette, née en 1919-, elle vécue une enfance classique: heureuse et insouciante. Son père, Jacques Chevalier, était maréchal ferrant et emmenait souvent ses enfants lors de ses différents déplacements. C’est ainsi qu’elle connut Paul, l’enfant du père Dransert, fermier au faubourg. Paul était fils unique et n’avait jamais connu sa mère, morte quelques heures après l’accouchement. Son père, bourru mais pas méchant, n’avait jamais voulu se remarier. Il éleva donc son fils comme il put, aidé d’une vieille tante habitant à Saint-Junien.
La petite Jeanne, plutôt timide, ne savait jamais quoi dire à ce garçon qui n’avait pas la chance d’avoir de maman. Et c’est seulement à la fin de leur adolescence que Paul prit les devants et commença à sérieusement lui faire des avances. Jeanne, qui n’y connaissait pas grand chose en amour, se laissa séduire et charmer par ce jeune homme qui loin d’être laid -sans être un Apollon des temps modernes non plus- était en plus brave et bon. Elle ne l’aimait pas d’un amour passionnel, fusionnel, comme elle avait pu lire dans les livres à l’eau de rose de sa bibliothèque, mais d’un amour doux et tendre.
Leur amourette ne dura que peu de temps et très vite leurs fiançailles furent annoncées. Elle furent dites le 11 octobre 1938 et le mariage fut célébré 10 mois plus tard, le 20 août 1939. Ce fut une fête simple mais véritablement festive et le vin coula à flot ce jour là, malgré le peu d’économie des deux familles.
Jeanne partit ensuite vivre à la ferme au faubourg et commença sa nouvelle vie de fermière et d’épouse. Malheureusement cette nouvelle vie fut de courte durée, l’annonce de la guerre détruisant beaucoup d’espoir : tous savaient ce qui allait se passer, et cela n’a pas tardé. Paul et Alfred furent mobilisés dès le début septembre, comme tous les autres hommes valides du faubourg et de Saint-Junien.
Les adieux furent atrocement difficiles et les nouveaux soldats refusèrent d’ailleurs que leur épouse, soeur, mère les accompagnent sur la place du village. Ils savaient en effet que les larmes n’étaient pas bien loin et ils voulaient à tout prix garder leur dignité et leur virilité avant de partir au combat.
Ce fut alors des longs mois d’attente, de lettres et de colis qui se succédèrent jusqu’aux affrontements terribles du début mai 1940. Paul fut tué à la bataille de Gembloux le 14 mai et Alfred fut constitué prisonnier.
Après l'arrivée du courrier tant redouté, le père Dransert tomba dans l’alcoolisme. Les parents de Jeanne refusèrent alors qu’elle reste seule avec lui et lui ordonnèrent de rentrer vivre chez eux. Ce fut certainement une sage décision car un soir, certainement imbibé par l’alcool, le vieux fermier mit le feu à sa maison et disparut. Fort heureusement, l’incendie fut circonscrit assez rapidement et ne toucha que la moitié de la bâtisse, la rendant cependant inhabitable sans quelques travaux. Cet incident obligea certes Jeanne à rester habiter à Saint-Junien, mais cela ne l’empêcha pas de prendre la décision de continuer de s’occuper de la ferme, malgré qu’elle se retrouvait maintenant seule. Oh, les journées n'étaient pas faciles, mais les voisins étaient solidaires et il n'était pas rare que le vieux André vienne aider sa "petite protégée".
Et puis, ce fut l'exode. Comme beaucoup, la jeune femme prit peur en se souvenant des récits de la guerre de 1870, avec ces Prussiens terribles qui violaient ce qu'ils trouvaient sur leur passage. Elle partit donc avec ses parents et sa jeune soeur avant de revenir quelques jours plus tard en entendant l'armistice, tout penauds. Seule Paulette resta chez une de leur tante à côté de Lyon sur ordre du paternel -ordre qui s'appliquait d'ailleurs aussi à Jeanne, mais elle refusa catégoriquement : sa vie était à Saint-Junien-.

Et vous ?
Prénom : Claire
Age: 21 ans
Autre compte? Admin =)
Comment as-tu connu L'Occupation? C'est une très bonne question!
Origine de l'avatar: Astrid Bergès-Frisbey La fille du Puisatier (2011)


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